Après une infinité de brouillons...
Surfer ce verbe superficiel, superflu...quand on affleure les surfaces des vagues passant au dessus des vraies perles...tant qu’il y aura risque de mouiller nos cheveux gelés collés à nos têtes déjà glacées et rouiller nos clous de bijoux...de peur de démaquiller nos masques et démasquer nos maquillages ! (voir cybernautique I)
Être à la page ne veut pas forcement dire être à la dernière. Il y a ceux qui se limitent à la préface et disent qu’ils sont à la page. Nous ne sommes pas tous à la même page, nous n’avons pas la même bibliographie de la vie, nous ne sommes pas ce même lecteur.
Être à jour ?! Je préfère être à nuit, quand « le soir fait mal aux yeux ». Être dans le vent, ça fait froid...ça crée ce courant d’air dans les têtes -si elles ne sont pas bien remplies-, ça fait beaucoup de paroles en l’air -si elles ne sont pas à votre hauteur-.
Le web 2.0, dit communautaire, hyperactif et très interactif, le wiki web, peut parfois paraitre comme un web à deux balles, kaka pipi web, un jouet pour les enfants du web, les enwébébés. C’est quand « le n’importe quoi » devient un procédé d’écriture, ni stylistique ni grammatical ni syntaxique ni sémantique...quand « parler pour parler » devient ce procédé. Bloguer pour bloguer.
Le quotidien nous offre la facilité dans des habitudes, qu’on adopte et adapte, sachant que chaque habitude passe obligatoirement par une première fois « difficile ». Et bloguer n’est tout autre qu’une autre habitude, qui nous mène comme toutes à la lassitude. Un obsédé textuel comme moi ne peut pas ne pas être exigent en matière de paroles. J’exige que chaque fois où je me mets à écrire, soit un évènement, une première fois. C’est pourquoi je trouve toutes sortes de difficultés face à mes blocs-notes. Ces mêmes bloc-notes, en papier ou virtuels, qui peuvent contenir des blocs de notes, deviennent parfois un blocus de notes, c’est quand j’écris « sous la contrainte » qu’elle soit externe ou interne.
Je ne manque pas de matière première, les idées j’en fais des infinités par jour, c’est -peut être- la raison pour laquelle je dors avec une casquette la nuit (de peur que les idées s’échappent de mon crâne). Mais ce n’est pas la quantité qui compte mais qualité et originalité. Toutes mes idées ne méritent pas d’être développées. Et quand le problème n’est pas défaut de matière première mais de « main d’œuvre », quand la matière est plus brute que la main est d’œuvre il ne me reste plus que lire et me relire...pour retrouver cette avarice de mots, cette passion, cette joie de vivre...
Pour mieux comprendre : (cliquer pour agrandir)
Les années passent. Adolescent, maintenant Flaubert sait l'orthographe, lit beaucoup, se passionne pour Rabelais, Rousseau (les Confessions), Byron. Mais la plume lui tombe des mains : « Je n'écris pas ou presque pas, je me contente de bâtir des plans, de créer des scènes, de rêver à des situations décousues, imaginaires, dans lesquelles je me plonge. » Et il a des découragements : « ...des moments étranges de lassitude... Que sais-je, rien. A peine si j'ai le temps de fumer. J'ai le cœur rempli d'un grand ennui. » Puis, vers dix-sept ans, voilà qu'il se met à écrire un mystère, dont l'enfantement est douloureux ; plus tard, ses vraies œuvres ne le tourmenteront pas davantage : Je ne sais si je t'ai dit que je faisais un mystère : c'est quelque chose d'inouï, de gigantesque, d'absurde, d'inintelligible pour moi et les autres... Maintenant je ne sais s'il faut continuer mon travail, qui ne m'offre que des difficultés insurmontables et chutes, dès que j'avance... » Au bout de deux mois, il se décourage tout à fait : « ...ce que j'en ai fait est absurde sans la moindre idée, je m'arrêterai peut-être là ! Tant pis, j'aurai entrevu du moins l'horizon sublime mais les nuages sont venus... »
















2 commentaires:
J'espère qu'on ne se retrouvera jamais à la page 404: La plus redoutable!
j'espère qu'elle nous ne trouvera pas.
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