vendredi, décembre 31, 2010

L’allégorie de la Taverne d’Ali ZABA et la révolution des pyromanes (inachevé)

“The plan was to drink until the pain over

But what’s worse, the pain or the hangover?” kanYe wEst – Dark Fantasy

pink-floyd

Imagine des hommes habitués à une taverne pas n’importe laquelle mais une, bien précise, celle d’Ali ZABA. Ces mêmes hommes sont assis le dos tourné à la lumière pénétrante par la petite ouverture d’aération dans les toilettes. Ils sont pieds et poings liés, comme s’ils formaient un réseau social, de sorte qu'ils sont condamnés à ne voir, devant eux, qu’Ali ZABA le tavernier, ses barmen adroits et la télévision qui ne reçoit que les fréquences terrestres locales. Et dernièrement, on vient de relier la taverne à une installation de fibres obliques pour une connexion au débit, sans-alcool. Dans le dos de ses “habitants de la taverne”, se dresse une porte fenêtre au vitre fumé derrière laquelle se passe deux mille quatorze choses. Mais eux, ils ne voient que le reflet (des deux mille quatorze et autres, choses) dans le téléviseur qui, allumé comme éteint, n’est pas transparent…et n’écoutent que l’écho de ce qui se passe derrière eux ramené par le barman Ali ZABA, lui même, dans ses discours dans lesquels il change toujours de sujet en racontant les aventures de sa femme. En fait c’est une technique pour détourner l’attention de ses clients et faciliter l’accès à leur poches et comme ils sont saoulés quiconque peut leur faire du “mind-fuck”. Sinon, à part les amuse-gueules et les apéritifs, les habitués à cette taverne avalent trop de salades et du coup ils font beaucoup de pets mais l’inconvénient majeur c’est que cinq fois par jours leurs oreilles deviennent pollués par l’interférence de plusieurs sons qui leur sont incompréhensibles voire étrangers car ce sont des paroles, non pas en français, mais en une langue oubliée dans leur pays…alors qu’eux ils préfèrent les sonneries de téléphone et le langage sms.
   Ces derniers jours, les hommes se sont mis à marcher dans les rues, et dans la ruelle devant la taverne d’Ali ZABA et parce que les zones d’ombre ne voient pas encore et toujours le jour; des jeunes enflammés voient leurs corps en combustion spontanée instantanée, suicide involontaire des -pyromanes malgré eux-…ainsi grâce à la lumière du feu ces figures populaires se transposent sur le mur au fond de la taverne et se manifestent comme des ombres vacillantes au milieu des bouteilles qui dégagent de la sagesse. La seule chose que les hommes de taverne puissent voir est par conséquent ce « théâtre d'ombres », théâtre superficiel et ombres isolées…

2 commentaires:

  1. La fille du metroJan 9, 2011 02:46 AM

    "Suicide involontaire des -pyromanes malgré eux-" tu dis? -Je me demandais justement comment qualifier ce genre d'acte!! Je kiffe :)
    P.S: Tu vas avoir des problèmes mon cher!! Mais il fallait que quelqu'un parle d'une des meilleurs des façons, celle que Mr."Tout le monde" ne comprend pas! Bravo

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  2. Un gafsien qui n'aime pa les tavernesJan 12, 2011 02:23 PM

    Drole de taverne celle la !!j'aime bien ton jeux de mot et la comparaison trop convenable je dirai, chapo!!

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